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Voeux à Villers Bretonneux le 2 janvier
Actualités nationales - Le 11 janvier 2016
 Mes cher(e)s ami(e)s je vous prie de trouver ci-dessous le discours que j'ai prononcé lors de mes vœux, adressés aux habitants de ma circonscription à Villers-Bretonneux le samedi 2 Janvier 2016.
 Mes Cher(e)s Ami(e)s

Nous voici donc dans le 2eme jour d'une année nouvelle. J'ai pris la décision, au risque d'être un petit moins nombreux que l'an passé, de vous proposer , en quelque sorte, un rebond de la fête très proche du réveillon. Toujours, bien sûr, pour éviter d'entrer en concurrence avec les multiples cérémonies de vœux qui vont se succéder dans les jours qui viennent. Mais peut être aussi parce que j'avais hâte de vous souhaiter, de nous souhaiter, une année meilleure que la précédente. Oh bien entendu, beaucoup d'entre nous, en 2015, ont échappé à la maladie, à la perte d'un être cher ou à des difficultés de toute nature. Mais comment ne pas évoquer les drames épouvantables que le monde et la France ont connu et leurs répercussions sur la vie politique de notre pays.


Dans 5 jours, cela fera un an que des fanatiques nous ont déclaré la guerre. Ils ont commencé par s'en prendre à des journalistes sous prétexte qu'ils caricaturaient leur Dieu. Mais, ce faisant, ils oubliaient que le prophète ne leur a jamais inculque le devoir de tuer. Et que l'on ait eu ou pas Charlie Hebdo comme livre de chevet, comment comprendre un tel massacre? 10 mois plus tard, d'autres terroristes n'avaient même plus l'alibi de la pseudo vengeance lorsqu'ils se mirent à tirer à l'aveugle sur des centaines d'hommes et de femmes partageant un spectacle sportif ou culturel ou simplement une soirée entre amis. Les uns et les autres, nous avons entendu parler d'un ami ou d'une connaissance présents au stade de France ou au Bataclan ou simplement dans le quartier et je n'oublie pas qu'une balle a traversé le cerveau d'un habitant de Marcelcave et que l'amienois Thomas Ayad, fils d'un agent du Conseil Départemental, est mort sous les balles de ces furieux. Ceux qui n'avaient pas encore compris que notre pays était entre en guerre, ou ceux qui n'avaient pas su en tirer toutes les conséquences depuis le 7 Janvier, ne pouvaient plus désormais avoir de doute.


J'étais à Versailles le lundi 16 Novembre. J'ai écouté le Président de la République qui semblait, enfin, avoir compris ce que devait être notre politique. Au point de réaliser un virage à 180° s'agissant de notre diplomatie à l'égard de la Russie et de reprendre la plupart des propositions que faisait l'opposition depuis de nombreux mois. D'abord tout mettre en œuvre pour protéger les français, autant que faire se peut. Autant vous dire que je n'ai pas hésité à voter L’État d'urgence. Ensuite, se décider à éradiquer l’État Islamique , c'est à dire à choisir son ennemi prioritaire. Que Bachar El Assad soit un tyran criminel infréquentable n'est pas contestable. Mais jusqu'à preuve du contraire, il n'a jamais agressé notre pays. Et de la même façon que durant la 2 eme guerre mondiale, les alliés ont pactisé avec Staline pour venir à bout du nazisme, il y a urgence à ce qu'une alliance la plus large possible, intégrant bien sûr la Russie et les pays riverains de la Syrie, extermine cette petite armée de terroristes. Des progrès ont marqué ces deux dernières semaines. L’État Islamique recule ce qui démontre,s'il en était besoin, qu'une coalition déterminée doit en venir à bout sans trop de difficulté.


F.Hollande nous propose maintenant une réforme de la Constitution pour instaurer la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux, autre idée très ancienne du parti Les Républicains: a priori, je la voterai, même si, bien sûr, cette mesure ne résoudra pas tous les problèmes. Il manquera toujours un dispositif qui puisse mettre hors d'état de nuire tous les individus fiches comme apprenti terroristes qui devraient être assignés à résidence équipés d'un bracelet électronique, voire rassemblés dans des zones de détention spécifiques. Une telle proposition, je le sais, fait hurler les"bonnes âmes", les mêmes qui parlent de défense des libertés individuelles lorsque ils évoquent ceux qui,délibérément, veulent prendre la notre de liberté et changer notre mode de vie. Qu'ils hurlent !!! Qu'ils demandent au Président des États Unis, pour qui ils ont tant d'admiration, pourquoi il a renoncé à fermer Guantanamo en dépit de ses promesses . JE N'AI PLUS POUR MA PART ENVIE DE ME TAIRE. Dans les mois qui viennent, je serai plus que jamais "LIBRE" pour participer aux décisions que je jugerai utiles pour protéger notre territoire et ses citoyens.


Puisque je ne veux plus me taire, je n'ai vraiment plus envie de le faire à propos de l'Europe. Entendons nous bien: je suis profondément Européen et je n'ai pas l'intention de changer. Parce que c'est le bon sens. Parce que 2016 et ses commémorations, avec l'évocation de tous ces jeunes hommes venus perdre leur vie à des milliers de kilomètres de chez eux, vont encore nous rappeler tout le sens que revêt cette union de peuples qui , pour certains, s'engageaient régulièrement dans des conflits sanguinaires. Et puis, comment ne pas se rendre compte, dans une économie mondialisée, combien il est indispensable de se regrouper pour peser sur les évolutions de la planète. Et je pourrais multiplier les raisons de mon engagement pour l'Europe. Ce n'est pas le concept européen qui est pour moi en cause, c'est son fonctionnement. Comment ne pas être consterné par l'absence de l'Europe dans la lutte engagée contre le terrorisme? Quelle aide a reçue notre pays depuis qu'il a décidé de s'engager vraiment contre L’ÉTAT Islamique? Comment comprendre que certains pays n'acceptent pas de fournir les listings de passagers des avions afin d'identifier d'éventuels terroristes? Comment admettre les mensonges proférés à propos des réfugiés devant être accueillis sur le territoire européen en évaluant leur nombre a 160000 alors que nous voyons, chaque jour, sur toutes les télévisions d'Europe de pauvres gens débarquer par milliers et que les services mêmes de la Commission évalué à 3 voire à 10 millions le nombre de réfugiés? Il ne suffit plus de constater que les accords de Shengen sont inadaptés, il faut les modifier et que les règles de contrôle aux frontières soient renforcées et identiques pour tous les pays. Et si besoin, en attendant que la modification intervienne, la France peut rétablir ses frontières comme le Président de la République l'avait annoncé pour les besoins de la Cop 21. Rien ne bougera sans une initiative forte de la France. Mais je doute que F.Hollande en ait la volonté et même la capacité. Si rien ne bouge en Europe sur ce genre de sujet, comme sur la politique dite des travailleurs détachés, ou encore sur la capacité de faire respecter les engagements de certains pays membres en matière financière, alors, je vous le garantis, c'est toute l'idée européenne qui sera de plus en plus remise en cause. Voilà ce que je n'ai plus envie de taire en matière européenne.


2015, c'était en France, prioritairement, les drames des attentats. Mais il y a aussi le délitement de la République. Lorsque dans un pays comme le notre, les pouvoirs publics ne disposent pas des moyens nécessaires pour empêcher une soixantaine de gens du voyage envahir l'autoroute la plus fréquentée de France puis en interdire l'usage jusqu'à ce qu'une décision de justice ne leur donne raison, où est la République , privée de toute autorité? Lorsqu'un président de région, nouvellement élu, se permet de prononcer son discours d'investiture en langue Corse, où est la République une et indivisible dont la Constitution précise:" la langue de la République est le Français", et où est le gouvernement qui ne condamne même pas cette attitude proprement provocatrice ? Et où est donc la République quand dans certains quartiers de nos villes, les pompiers risquent leur vie en venant accomplir leur mission, non pas à cause du feu mais en raison de la violence d'une poignée de voyous ?Et, conséquence de cela, dans un quartier d'Ajaccio, des citoyens qui veulent se faire justice eux mêmes car une Republique qui ne se fait pas respecter, une République qui ne sait plus condamner, s'expose aux débordements et à la montée du racisme. Ce ne sont pas les innombrables coups de menton et colères plus ou moins feintes, d'un premier ministre dans le registre de la parole beaucoup plus que dans l'action, qui y changeront quelque chose. Et qui ne voit que les français ne supportent plus cette déliquescence de l'autorité de l’État, tatillon sur des sujets accessoires, absent lorsqu'il s'agit d'assumer ses responsabilités prioritaires? Qui ne ressent cette incompréhension de nos compatriotes qui travaillent pour des salaires qui ne leur permettent plus de finir décemment le mois et qui en viennent à regretter certains aspects de notre protection sociale parce qu'à leurs yeux, l'assistanat vaut parfois mieux que le salariat? Et si vous ajoutez à cela le cancer du chômage, vous avez le terreau d'un vote qui s'est exprimé aux régionales en faveur de ce qui n'est pas d'ailleurs un parti mais un bureau des réclamations. Mais, me direz vous, vous même, quand vous étiez au pouvoir, vous avez échoué sur le chômage? Car c'est bien cela que les électeurs ont dit à nos candidats,et à ceux qui les soutenaient, il y a 3 semaines? Un mot à ce sujet car si l'on peut convenir que notre politique pour l'emploi n'a pas été couronnée de succès, il ne faut pas tomber dans la caricature. Certes, durant le quinquennat précédent, accuse de tous les maux, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté. Mais il est juste de rappeler que des 2008, une crise sans précédent depuis la 2eme guerre mondiale a contraint nos dirigeants à renoncer à une partie de son programme de 2007 et que la France s'en est mieux sorti que la plupart des autres grands pays. A l'époque, le chômage augmentait plus en Allemagne que chez nous. Aujourd'hui, la France est un des rares pays d'Europe où le chômage a fortement augmenté en 2015 et l'on parle bien d'1,2 million de chômeurs supplémentaires en 3 ans de gouvernement Hollande. Je veux bien reconnaître que nous n'avons pas été parfaits,mais dire que la gauche et la droite c'est pareil, est, sur ce plan comme tant d'autres, profondément injuste. Fac à une telle situation, 2016 doit être, au minimum, la préparation du RETOUR de la RÉPUBLIQUE celle dont Victor Hugo disait qu'elle "affirme le droit et impose le devoir".


Est ce que cette RÉPUBLIQUE s'exprimera mieux dans de grandes régions telle que la nouvelle PICARDIE NORD PAS DE CALAIS ? Cela reste à démontrer. Je n'ai pas voulu de cette réforme basée sur un principe simpliste et jamais vérifié ailleurs selon lequel pour être forte une région devait être étendue. Hollande et Valls nous l'ont imposée ici comme ailleurs. Je suis toujours convaincu que la Picardie est davantage tournée vers Paris. A force de nous être recroquevillés sur notre territoire, effrayés par nos deux grands voisins, sans assumer une préférence, notamment à l'occasion du lancement du Grand Paris, nous voici amenés à imaginer des partenariats avec des voisins avec qui nous n'avions jusqu'alors jamais échange. Nous avons évité le pire: confier la collectivité locale régionale à une présidente qui dès le lendemain, serait partie en campagne présidentielle. Nous avons une chance, celle de pouvoir compter avec Xavier Bertrand, sur un président de grande qualité dont le programme était porteur d'idées intéressantes qu'il lui appartient, à partir de lundi, de mettre en œuvre. Cela peut paraître accessoire mais je pense que le choix du nom pour notre région, pour son attractivité, n'est pas sans intérêt. Accoler les 2 noms actuels ne me semble vraiment pas vendeur et un nom résolument nouveau et dépourvu de connotations négatives, style "les hauts de France", a ma préférence. Xavier Bertrand avait choisi sans ambiguïté Lille comme capitale régionale, pas moi. Mais les autres n'avaient pas eu le courage de se positionner. Il lui appartient maintenant de voir comment il fait respecter sa région d'origine et notamment comment, en pratique, il traduit son engagement:" pour Amiens le compte n'y est pas ". Je me suis déjà entendu avec lui pour que nous en parlions concrètement prochainement ensemble. Et comment s'y prendre pour qu'il s'agisse bien d'une fusion et non d'une absorption ? Nous sommes en début d'année et il ne faut donc pas se laisser envahir par la morosité et le pessimisme: je lui fais donc confiance mais je serai particulièrement attentif à ses premières décisions en matière de répartition des responsabilités dans les jours qui viennent. La PICARDIE et notre circonscription disposent de l'espace que la région Lilloise n'a plus: c'est notre chance si nous sommes créatifs et ambitieux.


Dans cette grande région comme dans toute la France, l'un des défis sera de prendre en compte le sentiment d'abandon du monde rural. Je n'ai pas manque d'observer comment celui ci se traduisait dans les urnes dans cette circonscription. Comment pourrait il en être autrement quand on voit qu'à Montdidier, L’ÉTAT n'est même plus en mesure d'ouvrir chaque jour sa sous préfecture au public. Et encore est il plus juste de dire que sans notre mobilisation, cette sous préfecture serait fermée depuis bien longtemps. Disparition de services publics, difficultés du monde agricole, perte de repères: et une envie de tout envoyer promener. Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement n'a rien trouver de mieux que de faire disparaître les cantons au profit de nouveaux aux délimitations sans signification. Et voilà que vont s'ajouter cette année les fusions de communautés de communes dont la population est inférieure à 15000 habitants, autrement dit toutes celles de la circonscription hormis celle du Val de Somme ou nous nous trouvons et que j'avais souhaité ainsi voilà 20 ans. Les mariages forcés fonctionnent rarement. La volonté des élus de conserver au moins l'intégralité des territoires actuels des communautés ne sera sans doute pas possible partout car des communes ne se sentent pas toujours attirées par les communes centrales des communautés nouvelles. Je fais confiance dans le bon sens des élus et c'est pourquoi je n'ai pas voulu m'immiscer dans leur choix. Je regrette que de petits projets politiciens ait empêché le regroupement de Moreuil avec Montdidier et Roye comme il était logique de l'envisager. Je n'ai pas voulu non plus, en qualité de président d'Amiens Métropole, attirer des communes riveraines. Nous examinerons ,le moment venu, ce qu'il y a lieu de faire à l'égard des volontés communales ou intercommunales. Pour retrouver la confiance des habitants du monde rural, la proximité de ses élus, de l'institution régionale elle meme, comme le souhaite Xavier Bertrand seront une condition nécessaire mais pas suffisante. Cette problématique sera une des clés des élections de 2017. Il ne suffira pas de demander à nos concitoyens de voter contre un parti, ou de continuer à considérer les électeurs de ce parti pour des demeurés: insulter ces citoyens ne fera que les conforter dans leurs convictions. Cela fait aussi des années que le discours anti FN se résume à contester le caractère démocratique d'un vote en sa faveur. Si c'était le cas, il fallait en tirer les conséquences et dissoudre ce parti comme la loi le permet. Cette riposte est inepte. Il n'y a qu'une solution: répondre aux préoccupations des français en prenant en compte leurs cris de colère et mettant en place les réponses appropriées. A titre personnel, je choisirai mon candidat pour l'élection présidentielle sur ce critère.


Puisque j'évoque 2017, un mot sur ce que nous réserve les mois à venir. Ma formation politique, les Républicains, a choisi de désigner son candidat en passant par la méthode des primaires. Dont acte. Elle en a fixé le calendrier: Novembre ce qui me semble bien lointain quand je constate que certains sont déjà en campagne et en ont même parfois oublie de privilégier les régionales à la conduite de leur propre campagne. Mon obsession personnelle sera de faire en sorte, dans la Somme, d'éviter que les supporters des uns et des autres ne s'étripent pendant 10 mois. Si j'en juge par le comportement de certains, ce n'est pas gagné! LE DÉBAT OUI, LA GUERRE INTERNE? Non. Car le vœu politique le plus cher que je forme aujourd'hui, c'est que 2016 soit pour François Hollande la dernière année pleine de président de la République. Tout simplement parce que c'est l'intérêt du pays.


Nous avons 16 mois pour convaincre les français que l'espoir peut de nouveau venir de la politique, que les principes de la REPUBLIQUE peuvent de nouveau être respectés, que l'autorité de l’État peut être restaurée, que l'on peut voter POUR un candidat et non contre quelqu'un. En clair, il nous faut de nouveau être AUDIBLES. Après ce que l'on vient de vivre, je conviens volontiers qu'il faut une bonne dose d'optimisme pour avoir cet objectif. Mais voyez vous, je me suis engagé en politique parce que je voulais contribuer à faire évoluer la société et la pratique de la démocratie au quotidien me conforte dans le fait que c'est la seule voie possible pour protéger notre pays, son mode de vie,ses origines, en clair cette France de toujours que nous voulons préserver. C'est donc un autre vœu que je formule devant vous auquel bien sûr j'ajoute ceux que je forme pour vous, vos familles, vos communes et tout ce que vous avez au fond de vous même comme espérances qui seront, je le souhaite, satisfaites en 2016. Bonne année à toutes et à tous.

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