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Mes vœux de parlementaire à Villers-Bretonneux !
Actualités cantonales - Le 27 janvier 2017
 Voici le discours que j'ai prononcé lors de mes vœux de parlementaire le 7 janvier 2017 à VILLERS-BRETONNEUX.
 "En écrivant ce discours de vœux, je me disais que depuis que mes fonctions d'élu m'amènent à en présenter, soit depuis 1986, la France est en crise. Crise économique car elle dure depuis plus de 40 ans. Comment s'étonner du désenchantement de nos compatriotes quant à l'efficacité des politiques suivies? Certes, nous avons connu quelques rebonds dans les années 86/88 d'abord puis à la fin du 20ème siècle ou plus modestement en 2007-2008 avant qu'une nouvelle déflagration survienne avec la crise dite des subprimes,la plus terrible depuis la seconde guerre mondiale. Certes, ces respirations faisaient suite à des périodes où notre pays était géré par des majorités que je soutenais. Il n'en reste pas moins vrai que nos compatriotes, nous mêmes, sommes restés les yeux rivés sur les statistiques du chômage désespérément tirées vers le haut. Dans le même temps, le pouvoir d'achat n'a que modestement progressé, les métiers sont devenus plus complexes, la sécurité des personnes et des biens s'est profondément dégradée, l'Europe s'est délitée. À tel point que nous n'avons pas toujours su mesurer ce que nous amenait la formidable accélération du progrès, particulièrement dans le domaine de la médecine, nous permettant de vivre beaucoup plus longtemps et la plupart du temps en bonne santé. Et comme si cela ne suffisait pas, 2016, comme l'année précédente, nous a ajouté ce que l'on croyait définitivement oublié chez nous: la guerre et son cortège d'attentats. Celui de Nice, le 14 Juillet, nous a de nouveau plongé dans l'horreur. Mais il y avait eu SaInt Etienne du Rouvray puis Bruxelles. Et il y eut récemment Berlin et la semaine dernière Istanbul. À chaque fois, notre tristesse est immense. Notre premier réflexe est dans la compassion. Mais on ne gagne pas une guerre avec des bougies. À Berlin, le symbole était fort: un marché de Noël, c'est à dire la volonté de s'en prendre à notre civilisation, à notre mode de vie. Encore une fois, nous avons pleuré avec nos amis allemands. Mais, malgré notre proximité avec la chancelière, comment ne pas voir que sa politique migratoire de 2015, ce mouvement d'accueil,sans limite, de ressortissants étrangers sans aucun contrôle d'identité, sans garantie de sécurité, était d'une incroyable légèreté alors que l'Etat Islamique dissimulait des terroristes parmi les migrants, eux mêmes en danger de mort.

Et comment ne pas dire que la décision allemande ne se serait pas imposée au continent européen si notre président de la république n'avait pas été aussi suiviste et effacé. C'est une des raisons pour lesquelles , j'attendais de Francois Hollande, que lors de ses vœux, il passe aux aveux. Il n'en a rien été comme si le désaveu dont il fait l'objet, qui l'a conduit à renoncer à se présenter, ne provoquait chez lui aucun sursaut.


Moi qui ait voté sans rechigner toutes les prolongations de l'Etat d'urgence, je lui en veux de ne jamais avoir fait évoluer son analyse sur cette situation de guerre. Au point de refuser toutes les propositions de mon groupe en Septembre dernier, en s'abritant derrière le respect de "l'Etat de Droit" comme si celui ci, par nature, ne devait pas être évolutif et s'adapter à la gravité de la menace, ne serait ce que de façon temporaire. Au point encore de s'enliser dans une stratégie de refus d'alliance avec la Russie qui, seule avec Bachar El Assad, détient les clés de l'éradication de L'Etat Islamique. Soit, Bachar est un tyran. Mais s'en est il déjà pris à un marché de Noël ? Prioriser ses ennemis, tel aurait dû être notre choix. Alors Non , je ne suis pas fier de mon pays lorsqu'il est aussi faible et peu clairvoyant, calquant son attitude sur celle d'un président des États Unis,lui aussi immobile, et que je ne regretterai pas. Le djihadisme nous oblige à la plus grande fermeté. Je crains qu'il nous faille encore attendre 6 mois avant que nos gouvernants en soient convaincus.


Sur le plan de la politique nationale, nous avons d'abord eu droit à la pantalonnade de la loi sur la déchéance de nationalité, proposée par François Hollande mais jamais votée faute de majorité. Il nous a dit regretter de nous l'avoir proposée plutôt que de déplorer que ses amis aient refusé de la voter. Puis ce fut la loi El Khomri sans majorité non plus. Valls fit appel pour la 2eme fois à l'article 49-3 de la constitution. Désormais, il nous dit qu'il faut supprimer ce dispositif: il y en a qui ont de la suite dans les idées ! Et puis n'oublions pas le feuilleton entretenu sur la baisse imminente du chômage et l'irrésistible "ça va mieux" du Président. Avec une débauche de contrats aidés et 500 millions destinés à développer la formation, il ne pouvait y avoir qu'une apparence d'amélioration, constatée en fin d'année. Mais attention, les contrats aidés sont limités dans le temps et globalement, le quinquennat Hollande se sera traduit par plus de 500000 chômeurs supplémentaires. Tout ceci aurait mérité un peu d'humilité dans la parole présidentielle le 31 Décembre. Au lieu de cela, nous avons eu droit à un satisfecit adressé à lui même. La croissance est là, le déficit est maîtrisé, les comptes sociaux s'équilibrent, nous atteignons un record de constructions de logements... Voilà quelques exemples du florilège de mensonges proférés en guise de vœux. Engagé avec le mensonge, ce quinquennat raté se termine dans le même esprit. Décidément, il n'y a que lui qui regrettera d'avoir renoncé à se représenter.


Pendant ce temps, j'ai poursuivi mon action au service de cette circonscription. D'abord en proposant ou en consignant certaines propositions de lois que le futur exécutif serait bien inspiré d'examiner. Au total sur l'ensemble de mon mandat, c'est 89 associations et une centaine de communes qui en auront bénéficié. En 2016, c'est aussi près de 900 interventions à caractère social qui ont été réalisées. Après plusieurs années de débat avec l'Agence Régionale santé, j'ai eu la satisfaction de constater que le point de vue des élus sur la qualité des services rendus par l'EHPAD d'Hornoy le bourg avait été entendu , garantissant ainsi l'avenir de cet établissement. J'ai souhaité par ailleurs exprimer mes réserves quant aux différentes mesures de diminution des services publics en milieu rural. Lors d'un point presse, j'ai déploré les fermetures envisagées de bureaux de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie à Montdidier et Moreuil. Idem pour les trésoreries de Bernaville, Ailly sur Noye et Villers Bocage. Et encore pour les menaces sur la gendarmerie de Bernaville. Certes, je peux comprendre la nécessité de réaliser des économies. Mais force est de constater que la multiplication de ce genre de mesures renforce les populations dans leur sentiment d'abandon par les pouvoirs publics. Sans compter que pour les familles les plus modestes, les services de proximité demeurent souvent indispensables et qu'elles ne peuvent donc être convaincues par l'idée que le service rendu sera supérieur dès lors qu'il devient plus compliqué d'en bénéficier. S'agissant de Montdidier, alors que la nouvelle Communauté de communes dite abusivement "du Grand Roye"va renforcer le rôle économique du chef lieu de canton, il est indispensable de conforter le rôle de pôle administratif de la ville de Montdidier. Cela suppose que la sous PRÉFECTURE ne disparaisse pas, que le siège de la communauté de communes s'y installe et que la Région ouvre prochainement son antenne d'arrondissement comme Xavier Bertrand l'a annoncé. Cela justifierait pleinement que toutes les missions administratives de l'Etat et de ses satellites viennent contribuer au renforcement indispensable de la ville.


En évoquant ce sujet, je suis entré dans le registre des vœux. J'en formulerai un second car je n'oublie pas que je suis à Villers Bretonneux. Depuis ma première élection de conseiller général, je n'ai cessé de me préoccuper de cette commune et de ses environs. Parmi toutes les actions menées en sa faveur, la plus significative reste à mes yeux l'accord obtenu, après des années de combat, pour qu'un diffuseur soit installé sur l'autoroute A29. Accord d'abord du Ministre de l'époque Bernard Pons, puis réalisation du diffuseur lorsque je suis devenu président du Conseil Général qui en assura 50% du financement pendant que la Région, ou je siégeais également, finançait le reste. Je n'ai pas pour habitude de rappeler sans cesse ce que j'ai fait ou obtenu mais j'y suis contraint ici car sans diffuseur ne se poserait pas la question de l'installation d'entreprises à proximité. En effet les terrains acquis par la Communauté de communes du Val de Somme sont, pour la plupart, toujours en attente de commercialisation. C'est la raison pour laquelle j'ai rencontré cette semaine le bureau de la Communauté de Communes et je mets tout en œuvre pour que 2017 soit la bonne année pour l'accueil d'une entreprise de taille significative à Villers Bretonneux.


Après la réforme des régions l'an passé dont la mise en œuvre confirme nos inquiétudes malgré l'excellent président des Hauts de France, 2017 verra s'installer une autre loi dont on se serait bien passé, la loi Notre. Elle concerne davantage les élus puisqu'elle consiste notamment à fusionner certaines Communautés de communes. Je souhaite que les déchirements auxquels on a assisté ici ou là ne laissent pas trop de traces. Dans le pays du grand Amiénois que je préside, une fois passée l'élection de toutes les structures, je proposerai la transformation de notre syndicat mixte actuel en Pôle Métropolitain doté de compétences comme le tourisme ou la promotion économique.


Bien évidemment, je n'oublie pas que 2017 est une grande année électorale. Nous sommes encore en période de primaires. Mais la vraie présidentielle est déjà lancée. La primaire dite de la droite et du centre a généralement été considérée comme un succès. Quantitativement, sûrement. Mais j'ai pour ma part un avis plus mitigé. D'abord parce qu' apparemment , environ 600000 électeurs se sont déplacés pour désigner le candidat pour lequel ils ne voteront en aucun cas. Ensuite, parce qu'il me paraît difficile de motiver désormais des personnes pour adhérer à un parti politique dès lors que leur avis sera marginal pour désigner le candidat de l'élection la plus importante du pays. Et puis tout porte à croire que les programmes n'ont pas constitué la motivation principale du choix, si j'en juge par l'étonnement que semble provoquer celui du vainqueur. Enfin, mais je conviens que cela m'est plus personnel, parce qu'elle a abouti à désigner un autre candidat que celui que j'avais soutenu. Ce faisant, elle a définitivement privé notre pays d'un homme politique exceptionnel. Je n'ignorais rien des défauts de Nicolas Sarkozy et des prétendus pêchés que certains médias ne cessaient de lui attribuer. Mais sa détermination, son intuition, son sens politique, son expérience et son projet en faisaient à mes yeux l'homme de la situation. Parce que la situation de notre pays est gravissime et que cette élection est à n'en pas douter la dernière chance de redressement de la FRANCE avant que nos compatriotes ne décident de s'en remettre aux solutions les plus extrêmes. Le 1er tour passé, j'ai choisi immédiatement de soutenir François Fillon. C'est bien entendu devenu le candidat que je vais soutenir pour les raisons que je viens à l'instant d'évoquer, parce qu'il faut vraiment refermer la parenthèse socialiste. Mais sa victoire très large aux primaires ne signifie pas pour autant que l'histoire est écrite.


Il va devoir prouver une chose: que l'on peut gagner une présidentielle en disant réellement toute la vérité aux français. Là où Raymond Barre ou Édouard Balladur notamment ont échoué, est il en mesure de convaincre nos compatriotes que nous devons impérativement changer les choses en profondeur pour sortir le pays de l'ornière ? La gauche et le Front National ne s'y sont pas trompés en enfourchant immédiatement le refrain de l'ultra libéralisme ou encore de la droite dure. Les uns n'ont plus d'idées proposant même parfois de réinstaller une mesure Sarkozy qu'ils ont eux mêmes supprimée, ou qui délirent de nouveau en proposant de nationaliser une banque ou de limiter à 32 heures la durée du travail ou encore de trouver 300 milliards pour financer leur dernière folie, le revenu universel. Les autres donnent dans la démagogie en proposant des solutions qu'ils partagent avec Mélenchon. Que Francois Fillon doive préciser ou amender certains points de son projet, pourquoi pas. Mais cela ne justifie pas qu'on le caricature. Pour être juste, à titre personnel, je préfère et de loin le rétablissement des heures supplémentaires déchargées et défiscalisées que la suppression des 35 heures. La diminution du nombre de fonctionnaires est incontournable et 500000 en 5 ans sur les 3 fonctions publiques( État, collectivités territoriales et hospitalière) est un objectif atteignable. Mais j'ai encore besoin de comprendre comment une mairie pourrait payer 2 heures de plus par semaine avant qu'en contre partie, son nombre d'agents ait diminué au gré des départs en retraite non remplacés. De même, si je partage son constat et ses propositions concernant l'indispensable réorganisation de l'Europe, la méthode pour y parvenir mérite d'être expliquée. S'agissant de la ruralité, notre candidat gagnerait à reprendre une des propositions de Nicolas Sarkozy, à savoir pour un euro investi en milieu urbain, un euro doit aller en milieu rural. C'est le travail qui nous attend dans les 100 jours qui viennent. Mais je suis au moins sur d'une chose, avec Francois Fillon, nous aurons de nouveau un homme d'Etat responsable, sérieux, déterminé, bref exit l'homme normal, et vive un vrai président.


Une fois notre nouveau président élu, 5 semaines nous sépareront de l'élection des députés. À ce sujet, vous n'êtes pas sans savoir sans doute, qu'entre en vigueur le non cumul de mandats( exclusivement pour les parlementaires). Si rien ne bouge d'ici là, on va me demander de choisir entre une nouvelle élection comme député que chacun s'accorde à me faire aborder pour la première fois en situation favorable, et une fonction passionnante à Amiens. J'ai toujours été opposé à cette loi. Je prends date: elle ne résorbera pas l'absentéisme car plus que jamais les députés devront être dans leurs circonscriptions pour ne pas être concurrencés par des élus locaux distributeurs de subventions, elle constituera un nivellement par le bas car je considère que les collectivités locales qui ont à leur tête un parlementaire en tirent avantage, elle favorisera l'élection de députés hors sol comme on en voit déjà parfois quand ils ne peuvent s'appuyer sur une expérience d'élu local. Mais c'est pourtant ce qui se dessine, on pourra désormais être avocat et député , chirurgien et député, maire conseiller départemental et dans l'exécutif d'un groupement de communes mais pas député et maire. Voilà ce à quoi on aboutit quand on ne sait pas résister à la pression et qu'on pense satisfaire des électeurs qui critiquent le cumul tout en élisant en permanence des cumulards, et qui continuent d'ignorer que les revenus d'élus qui cumulent sont financièrement écrêtés. Il reste un maigre espoir: celui de voir une proposition de loi, votée par le Sénat puis en Juin par l’Assemblée Nationale, permettant aux députés élus de terminer leur mandat local en cours jusqu'en 2020.Nous en parlerons mardi avec Francois Fillon. Si cette solution n'est pas retenue, il faudra bien choisir. Et me concernant, la moindre des choses est que vous soyez les premiers informés de la décision que je serai amené à prendre. Dans ce cas, nous nous retrouverons donc pour la fin de la session parlementaire, autour donc du 28 février.


Voilà, mes chers amis, ce qu'en cette nouvelle année j'avais envie de vous dire. C'est une année cruciale pour la France et ce n'est vraiment pas la un simple propos de tribune. Je vous appelle donc à vous mobiliser pour qu'une nouvelle majorité remette notre pays à l'endroit. Mais il y a une vie aussi en dehors de la politique. En 2017, je vous la souhaite la plus douce possible et pleine de satisfactions personnelles ou professionnelles. Merci encore de votre fidélité qui me touche toujours.


Et à très bientôt.


Bonne année

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